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"La sagesse écoute en souriant les réprimandes de la folie." - Clemence Bergström
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Clemence Bergström
2ème Mentaskòli
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"La sagesse écoute en souriant les réprimandes de la folie." - Clemence Bergström

Clemence Bergström
ft. Maxence Danet-Fauvel
↘️ carte d'identité
Nom : Bergström Prénoms complets : Clemence... Appelez-le juste Clem. S'il vous plaît. Âge : 18 ans, bientôt 19 Date et lieu de naissance : 17 décembre 1998, Göteborg Situation familiale : Son père était informaticien, mais il est désormais au chômage. Depuis... Ouais, depuis trop longtemps. Sa mère est décédée il y a de cela trois ans. État civil : Célibataire Orientation sexuelle : Hétérosexuel Groupe : Nordiques Dieu affilié : Mimir, gardien du puits de sagesse dans lequel prend source l'une des racines de l'Yggdrasil, arbre qui joint les mondes. Mimir est considéré comme le dieu des oracles, de la sagesse, conseiller avisé voire omniscient. Don : Aucun Année d'étude : 2ème Menntaskòli. Il devrait en être à la troisième mais, conjuguant son mauvais comportement avec une assiduité toute relative, il a été contraint de redoubler. Que ce soit clair : Clemence ne regrette rien.

↘️ caractère

15 août 2015

« Hey, Maman, ça va ?
Tu ne croiras jamais ce qui m'est arrivé récemment... Ou peut-être que tu le savais déjà. Je ne sais pas trop comment ça se passe après la mort à vrai dire. Enfin bref, je suis un sorcier. Un sorcier qui sait pas comment ça se passe après la mort, et qui n'a pas de baguette magique. C'est frustrant, en vrai. Mais c'est sympa. Vraiment. Je suis dans une école qui s'appelle Kaunaz.. Algiz. Algiz. Et je crois que ça me fait du bien.

D'ailleurs, j'ai appris d'où venaient mes instincts bizarres. Tu sais, ceux que j'ai depuis tout petit et qui m'ont évité de faire beaucoup de bêtises ! Bah c'est parce que je suis l'élu d'un Dieu. Celui de Mimir. Je t'avoue que quand il m'ont dit ça, je sortais de travaux forcés à cause de... enfin tu vois, et j'ai vachement ri. C'est quand même ironique que le gardien du puits de sagesse m'ait choisi moi comme héritier. Même si c'est vrai qu'avant, j'étais plutôt de ce genre, en y réfléchissant. Je sais pas où ça a merdé. Mais je fais des efforts, promis ! Je vais plus du tout aussi loin qu'avant. Je ne fume plus que des cigarettes, et puis je vais en cours assez souvent pour passer mon année. Bon, je l'ai passée de justesse, mais quand même.

Au final, même si je continue de faire le con, je suis plus calme maintenant, plus joyeux aussi. Je m'amuse bien là où je suis. Alors ne t'inquiète pas, OK ? Je te connais, quand même. Et pour Papa... Laisse tomber, d'accord ? Si la vie là-haut est aussi détendue qu'on le dit, profites-en. Tu le mérites. Les vivants se chargent des vivants. Promis.

Ah, et j'espère que les fleurs te plaisent. Je sais que tu les aimais bien, mais tu aimais toujours tout ce que je te donnais, alors je ne sais pas trop au final. »

Un léger sourire aux lèvres, Clem' déposa les lilas sur la tombe qui lui faisait face, puis porta ses doigts à sa bouche. C'est en les posant sur le marbre qu'il clôtura sa visite, se redressant pour quitter le cimetière.

↘️ premier contact
C'était le soir de son anniversaire. Dehors, une épaisse couche de neige s'était formée et les nuages promettaient une nuit plus noire encore qu'à l'ordinaire. Le froid s'était immiscé à l'intérieur jusqu'à ce que Clemence ne se résolve à augmenter le chauffage et à allumer le poêle à bois. Son père dormait sur le canapé lorsqu'il avait grimpé dans sa chambre. À sa décharge, il avait essayé, le paternel. Il lui avait même apporté un cadeau. Un cadeau sympa, qui correspondait bien à sa personnalité telle qu'elle avait été un peu plus d'un an auparavant. Mais ça ne suffisait pas, et ça ne suffirait jamais plus.

Clem' s'était affalé sur son lit en soupirant et s'était roulé un joint. Pendant les mois qui suivirent, le jeune homme devait être persuadé qu'il avait acheté de la mauvaise came et qu'il avait fait un trip hallucinogène.

Le rêve avait débuté simplement, par une impression de flottement. Le genre d'expériences courantes lorsqu'on prenait ce genre de drogue, et le garçon ne fut pas surpris pour deux sous, bien que la sensation fût plus agréable encore que d'ordinaire. Il y avait quelque chose d'absolu dans ce qu'il ressentait, quelque chose de plus Grand que lui, qui faisait battre son cœur d'une nouvelle manière. L'eau dans laquelle il se sentait soudain baigné paraissait plus vertueuse que la plus pure des sources, plus exquise encore que l'ambroisie. En cet instant, il eut la certitude de pouvoir tout faire, tout comprendre surtout. C'était un sentiment grisant et apaisant à la fois, et Clemence se voyait empli d'une infinie sagesse, plus vieille que les mondes, plus ancestrale que les plus anciennes croyances. Toutes les réponses à toutes les questions lui vinrent à l'esprit, du Passé comme du Futur. Il n'y avait plus de crainte, plus de doute, seule une lueur tranquille à la surface de l'eau, et un gigantesque tentacule qui ressemblait, non, qui était une racine. Une racine de l'Yggdrasil, ne put-il s'empêcher de penser. Lorsqu'il aperçut une large forme ovale il ne put se contenir et nagea en sa direction. Ses instincts l'appelaient à elle, ou plutôt à lui, quoique ce fût, et lorsqu'il posa enfin ses doigts sur la masse pour la retourner, il lui sembla reconnaître des cheveux.

C'était une tête.

« AAAAAAAAAAAAAAAAAAH ! »

Le sursaut avec lequel il se réveilla fut tel qu'il tomba de son lit, cognant son crâne contre la table de chevet qui le bordait.

Si, encore aujourd'hui, Clem a du mal à qualifier ce rêve de positif, il reconnaît sans peine que cela lui a permis de mettre un gros frein à sa consommation de cannabis.
derrière l'écran
Whisper | Gaëlle
Quel âge as-tu ? 18 ans Comment es-tu arrivé jusqu'à nous ? Mimir m'a montré la voie jusqu'à la modération :v Comment trouves-tu notre forum ? Il est beauuuuuu °^° A quelle fréquence penses-tu nous rendre visite ? Aussi souvent que possible ! Un petit mot pour la fin ? Isadora est déjà passée par là !


"Celui qui ne connaît qu'une voie pour aller à la sagesse en trouve mille qui l'en éloignent."
Il avait ouvert la porte après dix minutes passées planté devant, comme un idiot, cloué par une peur qu'il aurait voulue irrationnelle. Malheureusement, ses instincts n'avaient jamais tort. Personne ne se l'expliquait, pas même lui, mais ce fait s'était inscrit comme une vérité immuable au fil du temps. Pourtant tôt ou tard, ces sentiments si puissants s'avéreraient destructeurs, porteurs d'une réalité assassine qui lui planterait un poignard dans le cœur. Clemence en était persuadé : ce soir, c'était son tour. C'était pour cela qu'il avait loupé son bus, pour cela qu'il avait marché plus d'une heure dans la neige, la peur au ventre et la gorge serrée, pour cela qu'il rentrait chez lui avec une bonne demi-heure de retard. Les nouvelles étaient mauvaises. Il en était certain. Et juste pour cette fois, juste pour ce jour-là, il aurait voulu douter. Il aurait voulu espérer.

Clemence enleva ses chaussures dans un hall d'entrée vide. La maison était plongée dans une obscurité qui la faisait paraître plus grande qu'elle ne l'était, plus imposante, presque austère. D'ordinaire, ce n'était pas le cas. D'ordinaire, des livres traînaient sur les étagères, des bougies parfumées embaumaient l'air et l'odeur de la cuisine de son père se répandait dans chaque pièce. Ce soir, il n'y avait rien de tout cela. Même pas le vieil exemplaire de l'Edda Poétique de sa mère.

« Je suis rentré. », tenta-t-il d'une voix étranglée.

Il crevait de trouille. C'était le genre d'angoisse qui bouffe l'estomac et qui arrache les tripes, aspirant l'air des poumons pour mieux le recracher dans un cœur déjà trop gonflé. Le vain espoir de s'être trompé, petit à petit, s'écaillait pour laisser place à un désespoir gorgé de nervosité. Il s'avança vers l'intérieur de la bâtisse.

« Pap- »

Son père était assis sur le canapé, le dos voûté et les épaules lâches, dans une pénombre de plomb. Lorsqu'il tourna son visage vers lui, Clemence frissonna. Il avait pris vingt ans. Ses traits   étaient marqués, ses yeux rougis par des larmes dont on devinait les traces sur ses joues creusées, ses lèvres pincées. Il était devenu vieux. D'un coup. La vie n'avait frappé qu'une fois. Elle n'aurait plus jamais besoin de le faire. Ce visage, c'était le visage d'un homme à terre.

« Clemence...
Clem'. », ne put-il s'empêcher de répondre, parce qu'il avait besoin de cette normalité, là, tout de suite, et la voix éteinte de son père lui faisait trop mal à entendre.

Le regard vert que lui envoya son interlocuteur lui broya les côtes. Le désespoir avait creusé là un puits d'infinie douleur et murmurait à son oreille un « Désolé » silencieux qui faisait plus mal que tous les coups du monde. Alors il sut. Ses propres yeux se durcirent et vinrent se fixer sur le mur sombre qui lui faisait face. Un gigantesque vide prit place en son cœur. Son timbre étranglé résonna dans la pièce sans qu'il ne cherche à le dissimuler.

« Qu'est-ce que c'est ? »

Des larmes dans les iris forêt. Le silence.

« Papa. Qu'est-ce que c'est ? Dis-moi. Je dois savoir. J'ai le droit de savoir. Pourquoi elle n'est pas rentrée ?
Cancer. Je... Elle a un cancer. Ils la gardent en observation pour essayer d'évaluer les dégâts et de... de voir si elle peut être traitée. »

Il hocha simplement la tête tandis que la réalité s'installait au creux de son esprit. Ses paupières clignèrent, lentement. Il déglutit. Le temps semblait s'être figé. Il aurait voulu qu'il s'arrête bien avant.

« Cancer de quoi ?
- Pancréas.
- Je vois. »

Une larme solitaire dévala sa joue tandis qu'il relevait les yeux vers un père dévasté. Le visage que lui offrit ce dernier, déformé de douleur et de culpabilité, ne le soulagea pas. Le silence s'installa. Clemence regarda dehors, où l'obscurité de l'hiver créait un fond opaque de noirceur. Il était à peine triste, juste... vide. Étourdi peut-être.

« Quand allons-nous la voir ? »

♣️♣️♣️

Sa mère avait toujours été une belle femme. C'était d'elle dont il avait hérité ces traits qu'on complimentait souvent. Il y avait quelque chose de puissant en elle, quelque chose qui pulsait dans son cœur et rayonnait sur les autres. Sa mère était un soleil, puissant, immortel. Même dans un lit d'hôpital, même les veines trouées de perfusions, même criblée de doute, il émanait d'elle une force que Clem doutait d'avoir un jour.

Pénétrant dans la chambre avant son père, il crut bon d'esquisser un sourire jovial. Parce que tout n'était pas perdu, mais surtout parce qu'il refusait de causer du soucis à la plus concernée par cette affaire.

« Salut, maman !
Bonjour mon ange.
Ça va ?
Tu t'inquiètes. »

Son ton était posé, doux et pourtant sans appel. Il ne s'agissait pas d'une question. Elle savait. Elle ne doutait pas. Elle avait compris, en un regard. Son sourire n'avait pas flétri, pas une seconde, et ses yeux murmuraient de tendres mots d'amour. Lorsqu'elle tendit la main, Clemence vint immédiatement la prendre. Elle lança une œillade à son mari, puis se concentra à nouveau sur son fils.

« Il t'a dit, n'est-ce pas ?
Oui.
Et tu as peur de me perdre.
Oui. »

Rien ne servait de mentir. Il n'osait pas et n'avait jamais osé de toute manière. Sa mère lui faisait confiance et il aurait préféré mourir que de la briser. Elle caressa tendrement ses doigts, d'un geste mille fois esquissé, puis prit une inspiration et se tourna vers lui. Dans son dos, Clem sentit son père s'agiter.

« Mon cœur, est-ce que tu t'es renseigné sur le cancer du pancréas ?
Seul 5% des patients survivent plus de cinq ans.
C'est ça. Je suis désolée de t'imposer ça si jeune, mon amour, vraiment... Vraiment, je suis désolée. »

Elle glissa ses longs doigts dans les mèches de cheveux ébouriffées de son fils, qui décela pour la première fois une étincelle de tristesse dans son regard. Étincelle qui mourut aussitôt pour laisser place à une détermination sans faille.

« Mais on sera ensemble jusqu'au bout, d'accord ? Et je serai toujours, toujours là. Tu le sais ? »

Clemence hocha tristement la tête, les larmes aux yeux, le cœur déchiré par une perte qu'on programmait à sa place. La main de sa mère glissa contre sa joue, prête à cueillir les perles de douleur d'un enfant qu'elle aurait voulu chérir jusqu'à la nuit des temps. Mourir ne faisait finalement si mal que parce qu'elle laissait dans son sillage deux êtres aimants. Pour eux, elle aurait souhaité vivre. Pour eux, elle lutterait contre tout. Mais elle n'était pas étrangère à la réalité de ces maladies qui arrachaient le cœur de toute une famille en en frappant un membre. Elle connaissait leur cruauté, mais aussi leur triste rapidité.

« Je vais tout faire pour vivre, Clem, je te le jure, mais il va falloir qu'on se prépare ensemble à ce que je parte, d'accord ? »

Tandis qu'il hochait la tête, le jeune homme se retint à grand peine de hurler son refus.

♣️♣️♣️

La chimio, c'était dégueulasse. Ce que cette... cette merde faisait à sa mère était pire que son cancer. Elle n'avait plus d'énergie, plus de force, plus d'estime d'elle-même. Pourtant ça ne lui allait pas si mal, le crâne rasé, et puis son père lui avait acheté une perruque qui ressemblait vraiment beaucoup à ses cheveux d'origine, mais rien n'y faisait. Ce n'était pas faute d'essayer, mais le masque de paix qu'elle s'était forgé s'effritait jour après jour pour laisser voir les stigmates d'un combat qu'elle était condamnée à perdre. Son sourire était moins brillant, son étreinte moins confiante. Clem' la sentait épuisée. Et lorsqu'il pénétra sa chambre d'hôpital ce soir là pour la découvrir assoupie, il fit un souhait aussi douloureux que sincère. Quitte à mourir, il voulait au moins que ce soit rapide. Il voulait qu'elle arrête de se battre. Il voulait qu'elle se repose. De toute manière, c'était trop tard. David et Goliath, ça ne fonctionnait que dans les contes. L'imagination c'était bien beau mais au final la réalité n'en était que plus douloureuse.

Avalant un relent de haine injustifiée, il s'avança sur le bord du lit pour y déposer un dessin. Il n'avait jamais été particulièrement doué, mais la pratique avait aidé et il avait fini par atteindre un niveau acceptable. Sa mère serait heureuse, il le savait. Elle était toujours heureuse quand il lui offrait quelque chose. Bientôt elle ne pourrait plus l'être. Bientôt il ne pourrait plus rien lui offrir.

Mais pour l'instant elle était encore en vie. Pour l'instant elle souriait. Pour l'instant elle était là, et elle était belle. Il chassa ses mauvaises pensées en même temps que les larmes qui rongeaient ses yeux.

« Hey maman. Je t'ai apporté ça. Je sais que ça va te plaire. On en parlera demain, OK ? Repose-toi pour l'instant. Tu le mérites. »

♣️♣️♣️

« Contre uno !
- Maman !
- Désolé mon cœur, pas de pitié.
- Pourquoi tu le fais pas à Papa ?
- Parce que je suis trop rapide, c'est tout...
- Je ne veux pas lui faire de peine, mon cœur. »

Sa mère était assise en tailleur pour laisser de la place aux pioches qui reposaient sur le lit. Son visage était caressé d'une expression malicieuse qui lui donnait un air presque juvénile. Sortant de son jeu une carte bien précise qu'elle plaça contre ses lèvres, elle murmura :

« Mais puisque tu insistes, mon amour, je vais te montrer. »

Son père n'avait pas vu le coup venir. Ce +4 allait ruiner sa partie s'il ne trouvait pas très vite un moyen de se débarrasser du superflu que venait de lui offrir sa chère et tendre. Il assena à cette dernière un regard faussement assassin.

« Très bien chérie. Tu veux jouer comme ça ? On va jouer. »

Dès lors, les deux époux s'affrontèrent sans merci. Une aubaine pour leur fils qui, profitant d'une distraction bienvenue, réduisit progressivement son propre paquet à néant. Un sourire triomphal couronnait ses lèvres tandis qu'il prononçait le mot fatidique :

« Uno ! »

La moue outrée de sa mère valait tout l'or du monde.

♣️♣️♣️

Le mauvais pressentiment était de retour, plus fort que jamais. Il s'était réveillé ce matin-là avec un nœud à l'estomac et la sensation glaçante que quelque chose de grave s'était produit. Son cœur était depuis serré, comme broyé d'une main de ténèbres qui le terrorisait. Il avait froid et chaud en même temps. Une violente urgence animait chacun de ses mouvements tandis qu'il s'habillait. Il voulait aller vite. Il voulait trouver son père, être rassuré. Peut-être était-ce simplement le résidu d'un cauchemar...  La porte de sa chambre claqua derrière lui.

En entendant les sanglots déchirés de son père, Clemence comprit que c'était la réalité qui s'était muée en cauchemar. Il dévala les escaliers quatre à quatre, manquant à plusieurs reprises de louper une marche. Il trébucha, chuta presque, n'évitant de tomber qu'en posant finalement son pied sur le plancher du rez-de-chaussée. Son regard chercha frénétiquement, désespérément l'homme qui l'avait élevé. Celui-ci sortit de la cuisine après quelques secondes, les yeux gonflés par des larmes qu'il tentait vainement de retenir. Jeff Bergström se mordit la lèvre et tourna un regard gorgé de douleur vers le plafond, espérant empêcher les traîtresses de dévaler ses joues de plus belle. Il prit une inspiration et se tourna vers son fils.

« Clem, elle...
- Non. »

Le regard suppliant du garçon s'embua face au silence de son père.

« Papa... »

S'il te plaît, dis-moi que c'est une blague, dis-moi que tout n'est qu'un cauchemar dont je vais me réveiller, que tout ira bien et que je verrai de nouveau son sourire, dis-moi qu'elle prendra ma main comme tous les jours, dis-moi qu'elle rira à tes blagues nulles, dis-moi qu'elle vivra, je t'en supplie...
Mais son père était devenu le bourreau de son espoir. C'est d'une voix chevrotante qu'il prononça l'immuable sentence.

« Elle est morte, Clem. »

Le monde s'effondra. Brusquement, d'un seul coup. Il n'y avait plus rien à comprendre, que du flou, que de la douleur. Il ne voyait plus rien. Plus rien d'autre qu'un avenir qu'on avait dépecé, brûlé, un avenir qu'on lui avait arraché et qu'on ne lui rendrait jamais. Il se souvenait d'elle comme si... Comme si elle allait revenir. Sa mémoire le torturait désormais. Il la revoyait, tout sourire, assénant un « +4 » fatal à son père, grignotant de la glace en pleurant silencieusement devant Titanic, lui lisant patiemment l'histoire des Noces de Freya. Et puis cette fois, cette fois où elle avait essayé de faire de la cuisine et où le four avait tout bonnement fondu, où son père furibond avait échoué à disputer sa femme hilare, cette fois encore où ils avaient fait un camping sous le pire orage de l'été... Il sentait presque son odeur, pouvait presque la palper s'il se concentrait suffisamment. Mais ce ne serait plus jamais réel. Un gouffre se creusa en son cœur. Il adressa un regard désespéré à son père, à ce père qui devait souffrir autant que lui, ce père qui était devenu son seul rempart face au déluge de douleur.

« Elle... Elle n'a pas souffert, Clem. Elle est morte dans son sommeil. C'était doux... Les... Les médecins ont dit que c'était bien... Qu'elle avait juste... Fermé les yeux. Et que c'était... C'était fini comme ça... »

Les mots de l'homme s'écorchaient sur leurs cœurs à vif, n'apportaient qu'une consolation de surface à une peine plus grande qu'eux. Les premières larmes égratignèrent les joues de Clemence, suivies d'un sanglot.

« Papa... »

Un second, puis un troisième. Un regard bleu qui se déchire dans celui de son aîné.

« Papa, maman est morte... »

♣️♣️♣️
« Hey, Clem'... »

L'intéressé releva le nez de son livre de cours pour adresser un mince sourire à son père. C'était le soir, et la maison embaumait l'odeur de la cuisine. L'homme était appuyé contre la porte, un verre de schnaps à la main. Sa propre expression était douce lorsqu'il pénétra la chambre de l'adolescent.

« Salut Papa.
- Tu vas comment, dis-moi ? »

Clem haussa les épaules et passa une main dans ses cheveux. Tout était un peu confus, en ce moment. Sa mère lui manquait, atrocement, et le fait d'y penser broyait toujours plus son cœur déjà meurtri, mais la vie suivait son cours et avec elle le quotidien dans lequel il s'enfermait un peu. Il continuait de travailler, continuait d'aller au sport, continuait de dessiner, continuait de jouer de la guitare. En ne réfléchissant pas trop, ça allait.

« Et toi ? »

Son père eut un sourire.

« Un peu pareil que toi, je crois. »

Clemence hocha la tête sans trop savoir quoi dire. Son interlocuteur sirota une gorgée de son breuvage. Le silence s'installa tranquillement. Il n'y avait pas de gêne, pas de tabou. Ils étaient deux à avoir traversé la même chose, et ils s'aimaient. Pour l'instant, c'était suffisant.

« Tu te souviens de cet endroit sur la plage, que ta mère adorait ? »

Il hocha la tête, une moue renfrognée dérobant son visage tandis qu'un pincement le prenait au cœur.

« Ça te dirait d'aller y faire un pique-nique ? J'ai tout préparé... »

Clem lui adressa un regard surpris, puis hocha la tête. Oui, au final... Au final il avait envie. Sa mère avait toujours aimé cet endroit ; s'y rendre était un peu un hommage. Un hommage qu'elle aurait apprécié, il en était sûr.

Ils emportèrent à manger et à boire, quelques sodas et une bouteille de vin, des biscuits et deux trois cochonneries. Le ciel était dégagé ce soir-là. Les étoiles semblaient venir tout droit du fond de l'océan où elles se reflétaient, et bien que le froid fût encore bien présent, il daigna rester supportable pour leur offrir un instant de calme. Père et fils se retrouvèrent sous la voûte céleste, grignotant autour d'histoires diverses. Ils parlèrent de la mère de Clem, de leur tristesse, relatèrent de bons souvenirs et jouèrent au Uno en blaguant sur l'issue de la partie. C'était de ces moments où Clemence se disait qu'au fond, tout n'était pas si mal, et qu'avec un peu de persévérance, ils s'en remettraient.

♣️♣️♣️

« Ta prof' d'anglais a appelé aujourd'hui.
- Et ? T'étais assez sobre pour répondre ?
- Je suis sobre, Clem.
- Bah voyons. Je vais dans ma chambre. Salut. »

Il n'adressa pas un regard à son père tandis qu'il passait à côté de lui pour se diriger vers l'escalier. Rien à foutre, de sa prof d'anglais. Il connaissait déjà son discours par cœur. « Pauvre petit qui a perdu sa mère, je comprends que ça doit être difficile mais ses notes chutent dangereusement... Et puis en classe, il répond. »

Rien à foutre, de ses notes.

Et puis son abruti de père qui se permettait un commentaire. La bonne blague. Comme s'il pouvait ne serait-ce que prétendre donner une leçon de morale. Lui ne buvait pas. Lui. Et certainement pas comme un trou.

« Ce n'est pas de ma faute si tu me détestes, de toute façon. »

Ce n'était qu'un murmure d'alcoolo de bas-étage, qu'une plainte de pochtron. Ce n'était que ça. Pourtant une vague de rage déferla dans les entrailles de Clemence, qui fit volte-face pour découvrir la silhouette avachie de son père s'enfoncer dans la cuisine. Quelques secondes plus tard, le réfrigérateur s'ouvrait bruyamment.

Ta faute.

« Qu'il aille se faire foutre. », murmura-t-il rageusement tandis qu'il grimpait les escaliers.

♣️♣️♣️

Il avait fait l'effort de s'asseoir à table ce soir là. Le silence régnait. Son père buvait. Il mangeait. Son père faisait des commentaires. Il l'ignorait. Son père murmurait trop fort qu'il en avait marre, que de toute façon il n'y avait pas d'espoir. Il se concentrait sur la télé. Son père buvait.

« J'ai été viré. », finit-il par déclarer, d'une voix traînante.

Superbe.
Clemence lui adressa un regard dénué de compassion, puis haussa les épaules.

« J'aimerais pouvoir dire que je suis surpris.
- Tu n'en as rien à faire, hein ? »

Il y avait une douleur dans ces mots qu'il se surprit à détester. À haïr. Il n'avait pas le droit. Pas le droit de dire ça alors que lui, lui restait là, lui essayait un minimum de s'en sortir. Lui ne crachait pas sur tout ce que sa mère avait été, contrairement à ce... à ce type qu'il ne reconnaissait même plus.

Il se redressa d'un coup, saisit son verre et, prit d'une pulsion de rage, le jeta contre le mur. C'était la mauvaise décision. Ses instincts le savaient. Il s'en foutait.

« ASSUME !!! Assume que tu foires tout et on en reparlera ! J'en n'ai pas rien à foutre, je dis juste que tu as ce que tu MERITES ! »

Son agitation le faisait haleter, sa haine le faisait trembler. Il en avait marre, marre de ce fantôme qui tentait de ressembler à son père. Comment avait-il pu ? Comment avait-il pu se moquer de son propre fils au point de se laisser couler ? Celui qui n'en avait rien à faire, ce n'était pas lui, ça n'avait jamais été lui. C'était ce bouffon qui portait le masque de son géniteur. Celui-ci envoya un regard vide aux débris de verre qui jonchaient le sol, puis avala une nouvelle gorgée de son breuvage. Schnapps. Encore.

« Tu devrais ramasser ça. »

Puis il se redressa et partit s'allonger sur le canapé où, comme tous les soirs, il s'endormirait. Comme tous les soirs, les ronflements alcoolisés retentiraient dans toute la maison. Comme tous les soirs, il gémirait dans son sommeil.

La table était encore couverte de nourriture, surgelée pour la plupart, même pas cuite correctement. Les deux assiettes n'étaient même pas terminées.

Clemence ne s'était jamais senti aussi seul.

♣️♣️♣️

« 9 de moyenne en maths, 6 en géo, 6 en littérature, 4 en chimie... Et c'est quoi les appréciations ? Élève dissipé, perturbe la classe, ne vient plus en cours. Tu as été chopé en train de fumer, Clem' ? Bien joué. Bravo. C'est pathétique. »

La colère sous-jacente de ces mots était le seul sentiment sincère qui ait été tourné vers lui de la journée. Voire des derniers mois. Son père était vraiment un connard. Pathétique, hein ? Il allait lui montrer du pathétisme. Il allait lui montrer ce qu'il faisait. Il voulait cracher sur tout ? Bien. Très bien. Pas de soucis. Lui aussi pouvait être con. Lui aussi.

Pendant que son connard de géniteur continuait de déblatérer sur son médiocre bulletin, il grimpa les escaliers. À l'étage, il y avait un bureau. Le bureau de sa mère. Sa bibliothèque, cette grande bibliothèque gorgée de livres auxquels plus personne n'avait touché depuis sa mort. Désormais c'était un lieu de recueillement. Il défonça presque la porte pour y accéder. Au final, ça ne servait à rien. Ça ne servait plus à rien. On ne respectait la mémoire de personne ici. On n'en avait plus rien à faire. Alors il ouvrit la fenêtre. Et il jeta. Dix bouquins, puis vingt, puis trente. Il arracha à chaque foutue étagère ses œuvres, vida complètement la pièce de tout ce qui n'avait plus rien à faire là, ignorant les larmes qui ravageaient son regard. Le bruit qu'il provoquait n'était pas un problème. Son père était soit trop bourré soit trop indifférent pour lui donner de l'attention. Après tout son fils était un problème dérisoire face à ses foutues bouteilles, hein ? Il était si insignifiant, lui, la chair de sa chair, face à l'alcool qui devait lui procurer tant de bien !

Haletant, essoufflé par la rage qui l'aveuglait, il dévala les escaliers pour foncer dans la cuisine. La porte du frigo s'ouvrit avec fracas. Il s'en moquait. S'il pouvait le briser, ce serait tant mieux. D'un geste furieux, il saisit le schnaps et un ouvre-bouteille. Il allait voir, son père, ce que c'était d'être pathétique. Il allait voir ce que ça donnait de cracher sur tout ce qu'il avait. Et puisque son alcool était plus important que tout le reste, puisque c'était ça la source de son bonheur, alors il pouvait s'en servir pour terminer son travail. Un éclat de rire désespéré lui échappa tandis qu'il se dirigeait vers le jardin, où s'amoncelaient des dizaines de livres trop précieux pour continuer d'exister dans cette maison de merde. Il était temps d'en finir.

Il arracha son bouchon à la bouteille et déversa son contenu sur le papier, prenant soin de bien imbiber certaines parties de la montagne qui s'était formée. Il sortit son briquet. Son regard se tourna une dernière fois vers ces ouvrages qui avaient bercé son enfance, puis il alluma la flammèche et la jeta sur le papier gorgé d'alcool.

Le brasier prit immédiatement. Les livres innocents étaient la proie parfaite pour un feu de cette ampleur. Les braises devinrent flammes, léchant les pages pour mieux les consumer, caressant les couvertures pour mieux les dévorer. Bientôt, il ne resterait plus rien. La colère laissa place au désarroi. Cet instant symbolisait la destruction de tous ses souvenirs. Cet instant, c'était le dégoût qu'il éprouvait envers son père. Cet instant, c'était la fin de toute cette mascarade. Il se sentait vide. La chaleur augmentait encore et encore, devenant étouffante à en crever, mais il resta planté là, le regard perdu dans la beauté funeste du brasier. Orange, rouge et jaune s'enchevêtraient pour mieux se sublimer, devenant plus vives à mesure que le feu prenait de l'ampleur. Il n'avait pas peur. Il se sentait juste... Vide. C'était ça, être pathétique ?

« Non... Non, c'est pas vrai ! Non ! NOOOOON !!! QU'EST-CE QUE TU FAIS ?! QU'EST-CE QUE TU AS FAIT ?! »

Ah...

« POURQUOI ?! POURQUOI TU FAIS CA ?! POURQUOI CLEMENCE ?! »

Son père était arrivé. Une larme vagabonde dévala sa joue tandis que son regard arpentait les flammes. Il serra les poings, une rancœur nouvelle atteignant ses tripes tandis que les pas se rapprochaient.

« Tu te venges, c'est ça ? C'EST CA ?! »

Il fut saisi par le bras, retourné de force, arraché à sa contemplation par ce type qu'il détestait autant qu'il l'aimait. Son regard gorgé de larmes envoya des éclairs à cet homme dont il ne percevait plus d'affection depuis trop longtemps. Il le haïssait. Il ne méritait rien. Il ne méritait pas les souvenirs de sa mère, pas quand il crachait dessus comme il le faisait. Au lieu de s'expliquer, il sourit. Un sourire amer, revanchard qui hurlait tout le mépris du monde.

« Je suis pathétique, Papa. », cracha-t-il.

Son interlocuteur le secoua d'un air désespéré et pourtant brisé de colère.

« Tu sais quoi ? Tu n'es qu'un petit connard, voilà ce que tu es. Ta mère aur-
- Ne. Parle. Pas. De ma mère. Tu as perdu ce droit il y a longtemps. Celui dont elle aurait honte, c'est toi. »

La réaction fut instantanée. Sa tête fut déportée sur le côté sous l'impact tandis que sa joue brûlait de douleur. La gifle l'avait pris par surprise. Il ne s'y était pas attendu. Son père se contentait généralement d'une moue déçue avant de changer de sujet ou de partir. C'était la première fois qu'il réagissait. Il avait fallu tout ça, tout ça pour qu'il le regarde enfin, et la seule chose qu'il avait réussi à lui arracher était une baffe. Un éclat de rire incrédule lui échappa tandis qu'il portait une main vers sa joue endolorie. Sa voix était aussi hilare que désespérée, dégoulinant d'un désarroi total.

« Je te déteste... »

Il tourna son regard vers l'homme qui venait de le gifler et rit à nouveau, des larmes dévalant ses joues.

« Je te déteste tellement... »

L'éclat de rire suivant se confondait avec un sanglot. Ses mains tremblaient tandis qu'il reculait d'un pas, ses yeux aussi haineux que désespérés. Au loin résonnèrent soudain les sirènes des camions de pompiers. Ils venaient pour eux.

« Mais ne t'en fais pas, Papa. Ce que je viens de faire était illégal, hein ? Avec un peu de chance, ils vont m'envoyer vers une maison de correction. Ça m'évitera de crever dans ce putain d'Enfer. »

♣️♣️♣️

Clemence referma son sac sans un regret et lança un regard sur sa chambre. Vide, elle ne ressemblait plus à grand chose. C'était juste un cube, avec un lit et un bureau, des affaires entassées dans des cubes IKEA et beaucoup trop de souvenirs. Sortant son briquet, il alluma la cigarette qui pendait entre ses lèvres et expira une longue fumée grise en un soupir. Le type lui avait dit que la clope, ça passait.

Le type, c'était celui qu'il avait croisé devant la mairie. Un gars avec une allure louche qui rôdait autour de l'endroit où il faisait des travaux forcés depuis plusieurs jours. Quand finalement il était venu le voir, c'était pour lui déblatérer des choses étranges sur les rêves qu'il avait fait le soir de ses seize ans. C'était d'ailleurs l'unique raison pour laquelle Clem avait accepté de l'écouter : cet homme, aussi étrange fût-il, connaissait des faits sur lui que personne n'eût dû imaginer.

Quand il lui avait parlé d'une école de sorciers en Islande, son premier réflexe avait été de lui rire au nez. Puis il avait réfléchi. Une part de lui – cette part qui n'avait jamais vraiment disparu et qui lui murmurait toujours la vérité – lui hurlait de foncer. C'était idiot, sans doute, comme raison d'accepter. Pourtant il l'avait fait. Dans le pire des cas, il s'échappait tout de même de son trou à rat, dans le meilleur ce n'était pas une secte.

Il dévala pour la dernière fois les escaliers qui le mèneraient dehors. Son cœur était soudain léger, gorgé d'une vigueur qu'il n'avait pas ressentie depuis trop longtemps. Ses pas étaient enjoués, sa démarche confiante. Il était prêt.

« Tu t'en vas ? »

Le sourire qui naissait sur ses lèvres s'effaça en une demi-seconde tandis qu'il se tournait vers son père. Ce dernier, les yeux vitreux, l'observait avec neutralité. Il n'en avait rien à faire. Clem non plus, à ce stade. Du moins essayait-il d'ignorer la sourde colère qui gronda en sa poitrine à ces mots. Il hocha la tête, puis se retourna et ouvrit la porte. Dehors, il y avait un taxi. Dehors, ce serait fini.

« Essaie de ne pas crever d'un coma éthylique pendant mon absence, Papa. »
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Re: "La sagesse écoute en souriant les réprimandes de la folie." - Clemence Bergström
Bijouuur
Et bienvenue ! Comme Je te l'ai déjà dit, tu as un très bel avatar, que je ne connaissais pas du tout J'espère que tout ira bien pour ta fiche, et au risque de me répéter, si il te reste des questions, tu sais où me trouver !
On va être une équipe qui claque !

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Neala B. O'Keefe
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Re: "La sagesse écoute en souriant les réprimandes de la folie." - Clemence Bergström
Bienvenue co-modo :v Je t'aime !
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Clemence Bergström
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Re: "La sagesse écoute en souriant les réprimandes de la folie." - Clemence Bergström
Merci les filles ♥
J'espère bien qu'on sera une équipe en or, oui !
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Re: "La sagesse écoute en souriant les réprimandes de la folie." - Clemence Bergström
Fiche acceptée

Validation par Isadora

Le 30.08.17
De Clemence Bergström
Félicitations

On ne m'a donc pas menti sur ton écriture, elle est belle et bien incroyable, pleine d'émotion et si réaliste ! J'ai pris un plaisir fou à lire cette présentation et je me réjouis de voir ce jeune homme évoluer dans notre monde. J'adore l'avatar (mais ça je pense que je te l'ai déjà dit) et je ne le connaissais pas.

Alors voilà notre équipe est au complet et en ordre, à l'heure en plus, si ce n'est pas incroyable !  

Je te laisse donc suivre le même chemin que Neala, je pense que ce ne sera pas bien compliqué pour une connaisseuse comme toi, mais si jamais tu as des questions... Blablabla tu viens me trouver, je ne le dirai jamais assez !

À très bientôt dans de nouvelles aventures ! 


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"La sagesse écoute en souriant les réprimandes de la folie." - Clemence Bergström
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